Soyons réalistes, exigeons l'impossible ! Les Jeunes socialistes neuchâtelois (JSN) bénéficient d'une nouvelle vitrine sur internet. Découvrez sans attendre le nouveau site www.jsne.ch.
Mieux intégrer : notre force !
La prospérité des régions neuchâteloises dépend dans une mesure importante de leur ouverture au monde et de l'apport indispensable de personnes issues de la migration.
Ensemble avec toute la population, elles contribuent de façon décisive au développement économique et à la richesse du patrimoine neuchâtelois. Il suffit de songer au rôle capital de celles-ci pour l'implantation de nouvelles entreprises, aux spécialistes hautement qualifiés indispensables à notre économie ou encore aux besoins dans des secteurs tels que la santé, la construction et le tourisme. Ces personnes, que l'on nomme "étrangères" tant qu'on ne les connaît pas, apportent un rajeunissement démographique bienvenu, contribuent plus qu'elles n'en bénéficient à notre sécurité sociale et elles colorent notre quotidien en y mettant des touches de vie et d'humanité supplémentaires. La vie sociale et culturelle des communes et de nombreuses sociétés locales s'en trouvent dynamisées et enrichies.
L'existence de tensions xénophobes et racistes altèrent la cohésion sociale. Aux fractures économiques qui affectent durement le monde du travail s'ajoutent des fractures sociales et xénophobes. L'égale dignité humaine et la solidarité sont affaiblies par des préjugés ou des demi-vérités qui détournent l'attention de l'indispensable mobilisation commune en vue d'un développement économique et social plus performant et équitable en faveur de chacun. La xénophobie actuelle et la fermeture contre une partie des étrangers a les relents nauséabonds des années septante avec la vague des initiatives "Schwarzenbach" contre les immigrants du sud de l'Europe. Il n'y pas si longtemps, on raillait les Italiens et les Italiennes avec leur huile d'olive. Aujourd'hui, la cuisine à l'huile d'olive est largement répandue et on ne sait plus très bien laquelle choisir tant la gamme est variée dans les commerces. Un des fromages les plus consommé en Suisse est la mozzarella, d'ailleurs fabriqué pour une grande part en Suisse. Dans une terre d'immigration telle que la Suisse, de nouveaux migrants succèdent continuellement aux anciens et leur intégration se fait progressivement, moyennant des efforts mutuels.
Les communes jouent un rôle primordial dans la cohésion sociale et l'intégration multiculturelle. Elles peuvent influencer positivement les comportements de la population en donnant le bon exemple. Développer des programmes complets d'accueil et d'intégration progressive des nouveaux arrivants, suisses ou étrangers, pour soutenir leur pleine participation à la vie locale, dans le respect d'une citoyenneté responsable et solidaire. Créer des cadres de vie dans les quartiers qui favorisent la mixité sociale, la rencontre et la convivialité entre toutes et tous, renforcer les écoles comme lieu d'intégration de tous les jeunes en soutenant des projets de compréhension et d'ouverture au monde, encourager la participation civique, prévenir le racisme et assurer une administration publique exempte de toute forme de discriminations sont des éléments clés pour vivre ensemble en bonne intelligence.
Les communes se doivent d'être exemplaires dans l'affirmation d'un pluralisme ouvert au monde. Elles doivent combattre les préjugés et être un modèle de référence en promouvant une administration qui reflète le caractère multiculturel de la société neuchâteloise. Notre parti se doit aussi de promouvoir dans la vie politique les hommes et les femmes issues d'horizons sociaux et culturels différents. C'est une force pour notre avenir à toutes et à tous.
Politique communale du logement
- « Le marché du logement cantonal se trouve toujours en situation de pénurie, pour la onzième année consécutive… »
- Pour les personnes âgées, il manquerait 1000 logements protégés jusqu’en 2022, pour une politique de maintien à domicile.
- La fin du système des subventions (LCAP), actuellement pour un budget annuel de plus de 6 millions de francs entrainera des augmentations de loyers pour plus de 2200 locataires, certaines si conséquentes que les bénéficiaires devront déménager pour trouver un logement moins cher, mais où ?
- Les prix de l’offre des logements locatifs ont augmenté, dans la région, de presque 30% durant ces 11 ans de pénurie.[ii]. Les salaires n’ont évidemment pas eu la même progression, et les taux hypothécaires n’ont jamais été aussi bas !!! Vous avez dit « spéculation » ?
- Les difficultés de trouver un logement sur la Côte lémanique, les prix plus attractifs dans le canton de Neuchâtel, incitent déjà des pendulaires à venir s’installer dans la Béroche, par exemple. Cette situation a déjà pour effet d’augmenter les loyers, qui deviennent trop chers pour les salariés neuchâtelois. Les communes se félicitent de l’apport de nouveaux bons contribuables, mais à futur ?
Le Canton et la Confédération offrent des aides aux Maîtres d’ouvrage d’utilité publique, c’est-à-dire aux organisations sans but lucratif (fondations, coopératives, etc)
Les coopératives dans le canton, possèdent environ 1200 logements, soit 1.4% du parc total. La moyenne suisse est de 9% environ. Ce chiffre stagne, car, partout en Suisse, il est difficile aux coopératives d’avoir accès à des terrains constructibles.
Que peut faire une commune dans ce contexte ?
- Elle peut mettre à disposition des terrains à des coopératives ou des fondations. Si son patrimoine foncier est insuffisant, elle peut acquérir des terrains dans ce but.
- Elle peut initier des coopératives ou des fondations pour loger ses habitants. (exemples Les Indiennes, maison pour personnes âgées à Marin.)
- Elle peut prendre des parts sociales dans des coopératives, ce qui lui permettrait de mettre à disposition des logements à des personnes en difficulté.
L’investissement dans le logement d’une commune lui permettra de baisser ses charges d’aide sociale. En effet, à moyen terme, les logements des maîtres d’ouvrage d’utilité publique sont 20% moins chers que les logements du marché libre et donc pour la commune il est plus intéressant économiquement de fournir des logements à loyer abordable, qui permettront à des personnes de ne pas solliciter l’aide sociale, et ainsi de préserver leur dignité en restant autonomes.
Si des solutions ne sont pas ainsi trouvées pour créer un parc immobilier sans but lucratif, les communes et le canton devront certainement, offrir des allocations logements sur le modèle de l’aide à l’assurance maladie, comme le font déjà Genève et Lausanne dans un marché saturé. Cette solution est beaucoup plus coûteuse pour les finances publiques et ne créera pas de nouveaux logements. Cette aide individuelle est déjà inscrite dans la loi cantonale du logement et une motion populaire en 2009 la réclamait déjà pour faire face à la situation de la perte des subventions.
2012 a été déclarée année des coopératives par l’ONU, c’est le moment ou jamais de s’engager à créer de nouvelles coopératives et développer celles existantes afin de produire des logements à loyer abordable dans le canton…
Transports
Tout d’abord la route.Le réseau routier situé dans le Bas du canton ne requiert pas de grandes modifications. Les efforts devraient se concentrer sur l’entretien des routes existantes qui a pris un grand retard, de certains tunnels et sur la mise à niveau de nombreux ouvrages d’art (ponts et viaducs). Par contre, un projet important doit être soutenu, celui de la H20 qui est en bonne voie de concrétisation. Le dossier a été inclus dans le message du Conseil fédéral qui sera transmis aux Chambres fédérales dans le but d’obtenir l’approbation de la reprise d’environ 400 kms de nouvelles routes nationales. Inutile de dire que la qualité de la vie au Locle sera grandement améliorée .La construction de ce tunnel d’évitement est une priorité absolue. Elle n’est pas uniquement utile pour les 11.000 frontaliers qui empruntent la route journellement mais aussi à l’ensemble de la population des Montagnes voire pour l’ensemble des usagers. Comme cette infrastructure, même nettement améliorée, ne suffira pas pour absorber l’intégralité du trafic, la nécessité de développer la complémentarité avec le rail est une évidence.Le 13ème RER ?
A fin janvier, le premier coup de pioche au 12ème RER s’est déroulé dans la région transfrontalière de Schaffhouse. Verra-t-on la réalisation du 13ème dans notre région ?
Avec l’accroissement de la mobilité dans le canton, la solution qui consiste à introduire un système de RER s’impose. Il n’est pas possible d’offrir des relations performantes avec la ligne existante saturée qui date de plus de 150 ans. Pour l’épine dorsale Le Locle – Neuchâtel et au Val de Travers, si les infrastructures ferroviaires ont été ponctuellement améliorées, elles n’ont pas connu d’évolution significative depuis leur création.La limite de ces aménagements au coup par coup est atteinte.
L’introduction de la cadence à 15 minutes entre Le Locle – Cernier – Neuchâtel (et réciproquement) et à 30 minutes sur les autres lignes permet des connexions à Neuchâtel avec les lignes nationales et internationales. Aussi en collaboration avec la France, la ligne La Chaux-de-Fonds – Besançon sera revitalisée pour capter le trafic transfrontalier. Grâce au RER- AGGLO le système des transports publics neuchâtelois sera complètement bouleversé. Il servira à l’amélioration de la cohésion cantonale y compris pour les régions non desservies par le rail L’exemple des autres régions démontre que partout en Suisse où un RER a été créé, la mobilité a gagné en efficacité et le transfert modal de la route au rail s’est accru de manière importante à cause de l’augmentation de la fréquence. Avec, par exemple, un train toutes les 15 minutes ou à la demi-heure, les relations par bus seront adaptées pour irriguer le réseau ferré. Toutes les régions du canton trouvent un intérêt à disposer de transports publics performants.
Avec le regroupement de nombreux services ou établissements scolaires cantonaux sur un seul site, le Canton à l’obligation de se préoccuper de la qualité de ses transports.
Pour les bus : fusionnons les TN/TRN.
Afin d’étoffer l’offre, nous devons pouvoir compter sur une compagnie de transport urbains et interurbains fusionnée pour assurer un maillage cohérent et complet du territoire neuchâtelois. Dans le but d’avoir une taille critique, la mise en commun des forces des deux compagnies est indispensable. Deux compagnie divisées ne pourront pour être présente à l’occasion de l’appel d’offre (marché public) qui interviendra pour la mise en soumission des dessertes des lignes de transport. D’autres entreprises, plus grandes, sont intéressées à exploiter nos lignes.
Une certitude
Les décisions que chaque électrice, chaque électeur sera appelé à prendre en matière de transports publics en 2012 seront d’une importance capitale pour le développement économique, social et culturel devant assurer la cohésion de toutes les régions de notre petit canton. Avec sagesse et enthousiasme, participons à la réalisation du RER-AGGLO dans le même esprit que celui des pionniers d’il y a 150 ans que nous remercions car nous en avons bénéficié. Notre devoir en d’en faire de même pour les générations futures.


