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Des comptes bien meilleurs que prévu… et qu’annoncé

Suite à la communication du Conseil d’Etat, estimant les comptes 2009 très mauvais pour ne pas dire cataclysmiques, le groupe socialiste entend remettre l’église au milieu du village en affirmant que ces comptes sont loin d’être catastrophiques.

Le groupe socialiste s’interroge sur la communication systématiquement alarmiste du Conseil d’Etat. S’agit-il d’une stratégie visant à peindre le diable sur la muraille pour forcer le Grand Conseil à adopter des réformes contestées ? Si tel devait être le cas, nous regretterions cette malhonnêteté intellectuelle qui au surplus tendrait à infantiliser les membres du législatif.

Ces comptes ne sont pas si mauvais :

- parce qu’avant l’attribution à différents fonds, ils affichent 15 millions de déficit, au lieu des 30.2 millions inscrits au budget 2009.

- parce qu’en regard des estimations pessimistes de septembre, les rentrées fiscales des personnes morales sont moins catastrophiques que prévu.

- parce que les charges, malgré l’explosion des dépenses sociales due à la crise, restent maîtrisées.

Néanmoins le groupe socialiste est conscient que notre canton traverse une crise économique majeure. Laisser aller les déficits à vau-l’eau n’est pas une réponse politique à la crise, mais noircir le tableau sans donner les impulsions nécessaires à notre économie et à l’emploi n’en est pas davantage une.

Lors de l’élaboration du budget 2011, le groupe socialiste sera très attentif à ce que le pouvoir politique assume ses responsabilités envers la population, qui est la première victime de cette crise.

Comm/PSN


Programme de redressement des finances : Une nouvelle ère commence pour tous… ou presque

Le groupe socialiste est satisfait d’avoir voté, avec une majorité républicaine, composée de plusieurs députés verts et libéraux-radicaux, un programme de redressement des finances susceptible de redonner une dynamique vertueuse au canton de Neuchâtel. En effet, ce programme qui met en place des outils nécessaires et novateurs, s’inspirant de méthodes ayant fait leur preuve dans d’autres cantons suisses, prévoit de réinventer notre collectivité publique, pour qu’elle soit plus proche des citoyens, plus à même de répondre à leurs besoins et plus en phase avec le XXIe siècle.

Nous sommes en revanche surpris que le parti se présentant souvent comme celui de la rigueur financière, l’UDC, ait refusé un tel espoir pour notre canton, par frustration de voir refusé son amendement qui introduisait un objectif financier, techniquement indéfendable, ne reposant sur aucun calcul rigoureux et sérieux.

Au contraire, la gauche du Parlement a proposé le retrait des chiffres, ce qui a été accepté par une grande majorité du législatif. Ces chiffres étaient issus d’un plan financier de législature que nous avons combattu en janvier, notamment parce que les estimations n’étaient pas intellectuellement cohérentes. Cette même gauche, toujours soutenue par la majorité républicaine du Parlement, a néanmoins affirmé sa volonté de résorber définitivement et durablement le déficit structurel de ce canton. Nous exigeons simplement que cela soit fait sur la base d’estimations rigoureuses et scientifiques, et non à l’emporte-pièce, à l’image d’un discours politique qui tient plus du coup de gueule médiatique que du sens de l’Etat. En enlevant ces chiffres, notre groupe, soutenu par la majorité du Grand Conseil, a aussi contribué à améliorer la réflexion future, la rendant d’autant plus évolutive et performante.

Néanmoins, nous n’avons pas donné un blanc-seing à l’exécutif cantonal concernant l’utilisation du crédit voté de 16 millions. Nous resterons particulièrement vigilants, notamment à travers le regard de la Commission de gestion et des finances, à ce que cette somme soit le mieux investie possible et que les objectifs soit atteints.

Comm/Groupe PSN