Une députation neuchâteloise en accord avec son canton !
Initiative pour le renvoi des criminels étrangers, le peuple neuchâtelois vote NON à 55 %, contre-projet, NON à 51 %. À l’initiative pour des impôts équitables, il vote OUI à 57 % ; à la modification de la loi sur l’assurance-chômage, il dit NON à 68 % ; à la modification du taux de conversion de la LPP, il assène un NON à 82 % ! Tous ces résultats se sont déroulés en une année. Dans toutes ces votations, le peuple neuchâtelois a largement suivi l’avis du PS et rejeté les mots d’ordre de la droite. Mais au Conseil national, la représentation neuchâteloise est composée de trois députés de droite et de deux de gauche.
Quand je vois ça, camarades, ça m’énerve. Quand je vois ça, je me dis qu’il y a quelque chose que le PS a fait faux, je me dis que nous devons gagner les élections fédérales de 2011. C’est cela, avant tout, qui me pousse à m’engager dans cette campagne longue et fondamentale pour l’avenir de notre pays et de notre canton. Nous avons quelques mois pour convaincre les Neuchâtelois que nous les représenterons mieux, beaucoup mieux que la droite à Berne, afin que la voix du peuple neuchâtelois, de ce qu’il ressent et de ce qu’il pense soit davantage présente à Berne.
On a pu lire ces dernières semaines que notre parti n’était pas une force constructrice à Berne. Ça aussi, camarades, ça m’énerve. En effet, dans notre canton, on le voit bien, rien ne se fait, rien ne se construit sans notre parti. C’est lui qui, au Grand Conseil, est capable de faire les propositions recueillant les majorités qualifiées. Ce sont ses ministres qui amènent les propositions fondamentales de changement dont nous avons besoin. Notre parti, s’il avait plus de représentants à Berne, aurait la même attitude. Le PS n’est pas une force de blocage, mais une force constructrice, capable de concevoir le consensus minimum pour faire avancer notre pays, contrairement à d’autres forces politiques, de gauche ou de droite.
Je le dis donc sans détour, en vous remerciant de m’avoir nommé candidat à l’élection au Conseil national : je ne peux malheureusement pas vous promettre de gagner, mais je vous promets de faire tout ce que je peux pour cela, et il y a du travail. Alors, au boulot !
Baptiste Hurni


