Paradoxalement, rien dans notre univers libéral ne se fait tout seul – la main mystique d’Adam Smith est celle qu’il reste au manchot. Ce constat doit nous amener à développer et promouvoir avec pugnacité la réflexion rationnelle, la justice et la solidarité.
Des valeurs
D’aucuns clament l’échec aujourd’hui du socialisme et la mort demain des idéologies de gauche porteuses de valeurs qui nous sont chères. Père de trois enfants, je crois au contraire que le socialisme est la voie de la raison, de la justice et de la solidarité, seule à même de dessiner un avenir rationnel, juste et solidaire à notre pays.
À l’heure de la populo-médio-médiacratie, les solutions intellectuellement solides et construites, les valeurs de nuances et d’altérité que prône le socialisme souffrent ; beaucoup affirment qu’elles tombent en désuétude. Ce constat est faux le plus souvent : nos valeurs sont plus modernes et nécessaires que jamais. Certes elles subissent les flux et reflux politiques. J’entends dire qu’elles ne sont pas à la mode : en effet, elles ne se résument pas en un slogan et ne s’adressent jamais directement à l’intérêt particulier ! Mais la mode est par définition éphémère ; nos valeurs sont inoxydables. C’est pour répondre à ces Cassandres, pour défendre un discours de gauche vivant et combatif, que je suis candidat aux élections fédérales 2011.
Des engagements
Je m’engage à défendre l’idée d’une Suisse sociale et solidaire entre ses citoyens en dénonçant l’illusion de l’urgence de réformer les prestations sociales, entendez de les démanteler. L’État fédéral a inventé un système pervers et cynique de saucissonnage des prestations, couplé à un financement insuffisant : l’objectif est clair, susciter la peur pour mieux réformer, alors même que les finances fédérales se portent comme un charme (3 milliards de bénéfice en 2010 !) et que la dette helvétique par habitant est une des plus basses du monde !
Je m’engage à défendre l’idée d’une Suisse solidaire entre ses régions en dénonçant les reports de charges injustifiés sur les cantons et les communes : à mes yeux, la révision de la Loi sur le chômage concoctée par le gouvernement fédéral et acceptée en automne 2010 par le peuple, ainsi que les promesses non tenues d’un soutien aux cantons connaissant un chômage important ont porté un grave coup à la solidarité fédérale. Il faut comprendre cette atteinte aux liens confédéraux comme la prémisse d’une conception encore plus libérale et individualiste de l’État. C’est dès aujourd’hui qu’il faut dénoncer cette dérive.
En synthèse, une formule inaltérable − socialisme social solidaire : l’avenir ! Rien de nouveau : nos valeurs sont inoxydables !
Théo Huguenin-Elie
Un leitmotiv
: pessimisme de l’intelligence, optimisme de l’action.


