POUR TOUS, SANS PRIVILÈGES !
La Suisse peut et doit mieux faire. Elle peut être plus juste, plus novatrice et progressiste.Les 10 projets suivants lui permettent ainsi de franchir plusieurs paliers. Dans l’intérêt d’une large majorité.
1. OUI aux énergies renouvelables, NON au nucléaire
D’ici 2030, les énergies renouvelables devront couvrir au moins 50% de nos besoins. Grâce à notre initiative Cleantech, les investissements consentis dans ce secteur permettront la création de 100’000 places de travail en Suisse. Le PS veut laisser une planète aussi intacte que possible aux générations futures sans les sacrifier aux intérêts à court terme du lobby atomique. Les centrales nucléaires sont chères, dangereuses et produisent des déchets dont on ne sait toujours que faire tandis que les énergies renouvelables représentent un futur aussi écologiquement qu’économiquement sensé.
2. OUI à une caisse-maladie publique, NON à l’omnipotence des assureurs privés
Le PS s’engage pour un système de santé de qualité, accessible à toutes et tous. Alors que de plus en plus de ménages ont des difficultés à payer des primes maladies qui, chaque année, prennent l’ascenseur, la pseudo-concurrence que se livrent les assureurs privés ne sert que leurs intérêts au détriment de ceux des assuré-e-s. Raison pour laquelle nous voulons, grâce à notre initiative, introduire une caisse publique d’assurance-maladie sur le modèle de la SUVA: efficace, transparente et s’engageant résolument en matière de prévention.
3. OUI à un salaire minimum, NON au dumping salarial
Quiconque travaille à temps complet doit pouvoir vivre décemment grâce à son salaire. Nous ne pouvons pas admettre que des entreprises, se refusant à verser des salaires convenables obligent l’aide sociale à faire l’appoint. Notre initiative rétablit des salaires équitables et vise à permettre à toute la population active de bénéficier des fruits de la croissance. Ces dernières années, l’explosion des bonus et autres rémunérations abusives a considérablement distendu l’écart entre hauts et bas salaires. L’introduction d’un salaire minimum permettra de le combler au bénéfice du plus grand nombre.
4. OUI à des logements abordables, NON au diktat des propriétaires
Les loyers ne cessent d’augmenter dans les villes et les agglomérations. Les propriétaires profitent de la pénurie pour engranger de juteux bénéfices aux dépens des locataires tandis que dans les communes ou cantons qui pratiquent la sous-enchère fiscale, même la classe moyenne n’arrive plus à se loger. Pour le PS, les loyers doivent refléter la réalité des coûts. Il faut promouvoir la construction de logements sociaux, les droits des locataires et un immobilier socialement et écologiquement responsable.
5. OUI à l’égalité des chances, NON à l’école d’autrefois
En matière de formation, le développement des enfants est fortement tributaire du statut social et économique de leurs parents. Une inégalité que l’école actuelle n’est pas en mesure de résorber. Le PS milite donc en faveur du passage de l’école publique à l’horaire continu, offrant un encadrement des élèves, également en dehors des heures d‘enseignement. Ce système promeut l’égalité des chances puisque les élèves bénéficient d’un soutien comparable durant leur cursus scolaire. Il contribue tout autant à concilier vies familiale et professionnelle.
6. OUI à la formation continue, NON à l’absence de perspectives pour les personnes peu qualifiées
Les emplois à vie relèvent désormais de l’exception. Nombre de personnes peinent à entrer dans la vie active ou doivent fréquemment changer de place de travail. Se former sa vie durant est donc essentiel et, si les personnes très qualifiées peuvent souvent y prétendre, cette opportunité doit s’étendre à toutes les professions. Le PS revendique donc la création d’un fonds national prenant en charge les coûts de formation et la perte de salaire en cas de formation au long cours. Son financement sera assuré par le déplafonnement des cotisations salariales – fixé aujourd’hui à 126’000 francs annuels - à l’assurance-chômage. Les contributions de ces rémunérations, plus que confortables, permettront ainsi de dégager entre 450 et 600 millions directement affectés à ce fonds.
7. OUI à un impôt sur les successions pour financer l’AVS , NON aux privilèges fiscaux
1% des Suisses possèdent une fortune supérieure à celle des 99% restants et sont en outre fiscalement avantagés, notamment en cas d’héritage. Ainsi, chaque année, 45 milliards de francs changent de mains sans être taxés. En imposant les successions supérieures à 2 millions de francs, cette profonde inégalité est corrigée et des ressources supplémentaires peuvent être attribuées à l’AVS.
8. OUI à une AVS selon les années de cotisations, NON à la hausse de l’âge de la retraite
Le droit à une rente doit dépendre de la carrière professionnelle et de sa pénibilité dans la mesure où son incidence sur l’espérance de vie est incontestable. Le droit à la retraite ne doit pas seulement dépendre de l’âge, mais aussi des années passées au travail. En règle générale, elle doit donc intervenir après 42 ans de cotisations – au plus tôt à 62 ans, au plus tard à 65. Le PS refusera ainsi catégoriquement toute tentative de relèvement de l’âge de la retraite dans le cadre de la 12ème révision de l’AVS.
9. OUI au service public universel, NON aux programmes d’économies aveugles
Toute la population profite d’un service public fort et d’infrastructures solides. Les lignes de bus et de chemin de fer, les bureaux de poste, les écoles et les hôpitaux sont essentiels à la cohésion nationale, pour notre qualité de vie et nos emplois. Tailler dans ces prestations, c’est prétériter le futur. Plutôt que de multiplier les programmes d’économies, il faut au contraire investir avec discernement. Dans les transports publics, par exemple, une hausse de l’imposition du bénéfice des entreprises permettrait d’éviter de mettre exclusivement les usagers à contribution.
10. OUI à l’économie réelle, NON à la tutelle bancaire
La crise financière a coûté 3000 billions de francs de par le monde. Les banques et les spéculateurs tiennent l’économie réelle en otage. Marqué, ces dernières années, par une confiance quasi aveugle dans l’équilibre du marché, le système a échoué. Pour le PS, il faut renforcer la place économique et réguler la place financière, des solutions à la problématique des banques trop grandes pour faire faillite, limiter les bonus excessifs et introduire une taxe internationale sur les transactions financières pour endiguer la spéculation sur les marchés.


