Ces derniers temps, le 14 juin est beaucoup mentionné comme étant la date à laquelle la population suisse devra décider de son avenir, avec le vote sur l’initiative du chaos de l’UDC. Cette mobilisation est importante, tant l’attaque contre nos valeurs fondamentales et contre les droits de toutes et tous les travailleuses et travailleurs représente un enjeu majeur.
Cependant, cette actualité centrale a un peu éclipsé le fait que le 14 juin 2026, à l’instar de tous les 14 juin, c’est aussi le jour de la grève féministe.
Ne nous y trompons pas : les combats et revendications portés lors de cette journée ne sont pas l’affaire d’une seule date dans l’année, mais bien l’objet d’une lutte constante que nous, les collectifs féministes, syndicats, partis de gauche et mouvements progressistes, avons en tête à chaque instant. La date du 14 juin est l’occasion de remettre ces thématiques en lumière, de mesurer le chemin parcouru et celui qu’il nous reste à parcourir. Cette année, elle va surtout marquer le compte à rebours de la grève féministe 2027, qui est déjà annoncée comme un des grands évènements de mobilisation de l’an prochain.
Au cœur des préoccupations : la situation du travail de care. Une actualité particulièrement prégnante à l’heure où le parlement détricote complètement la version, déjà insuffisante, proposée par le Conseil fédéral avec la nouvelle loi sur les conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers. Mais une actualité qui touche aussi le « care » de manière générale, à savoir toute l’activité non rémunérée de soins aux proches, dont les femmes sont encore responsables en première ligne.
Autre combat qui reste au centre de notre attention : l’égalité salariale. Après le rapport émis en 2025 par l’office fédéral de la justice, qui démontre que plus de la moitié des entreprises ne remplissent pas le peu d’obligations figurant dans la loi sur l’égalité, il est plus important que jamais de se mobiliser pour réclamer une loi définissant de vraies contraintes.
Enfin, pour ne citer que ces trois axes, n’oublions pas la question des violences sexistes et sexuelles, que ce soit dans la sphère privée, l’espace public ou sur le lieu de travail. Une véritable préoccupation sur laquelle nous avançons mais pour laquelle il reste encore du chemin à faire.
Ces combats seront au centre des mobilisations 2027 et en 2026 : on se prépare et on prend de l’élan.
Rendez-vous donc le 13 juin (eh oui, on transgresse, car le 14 est un dimanche) au départ de la gare de Neuchâtel, dès 14 h, pour une manifestation de lancement de cette année féministe !