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Fonds Climat : répondre à l’urgence, protéger les plus modestes, bâtir l’avenir

La Suisse n’est plus un îlot protégé. Depuis plus de deux ans, notre pays encaisse une succession d’événements climatiques extrêmes qui ne laissent plus place au doute : le dérèglement climatique n’est pas un risque futur, c’est une réalité suisse, concrète, visible – parfois tragique.

De l’éboulement de Brienz aux Grisons à la tornade de La Chaux-de-Fonds, des inondations au Tessin et en Valais jusqu’à l’effondrement glaciaire qui a enseveli Blatten, notre territoire est en première ligne. En juin, lors d’un violent orage et de rafales atteignant 140 km/h à Festi’neuch, nous avons frôlé la catastrophe.

Ces images spectaculaires ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg. La crise climatique, c’est aussi l’augmentation des vagues de chaleur, la surmortalité estivale, la multiplication des maladies respiratoires et des allergies, la pression croissante sur nos écosystèmes et sur notre système de santé. Le climat bouleverse déjà notre quotidien, notre sécurité et notre cohésion sociale.

Dans ce contexte, croire que quelques gestes individuels ou de simples progrès techniques suffiront relève de l’illusion. Autrement dit : il faut un projet politique, planifié, ambitieux et solidaire. L’initiative Pour une politique énergétique et climatique équitable : investir pour la prospérité, le travail et l’environnement (pour un Fonds Climat) constitue une première réponse à la hauteur des enjeux.

Accélérer la transition climatique et renforcer notre sécurité énergétique font partie des objectifs principaux. La guerre en Ukraine nous l’a rappelé brutalement : notre dépendance aux énergies importées est une faiblesse stratégique. Tant que nous dépendrons des énergies fossiles ou de l’uranium venus de l’étranger, nous resterons à la merci de crises internationales et d’autocrates. Et la situation géopolitique actuelle n’a rien pour nous rassurer. La souveraineté passe donc par le développement massif des énergies renouvelables en Suisse, la rénovation des bâtiments, l’amélioration des processus industriels et le renforcement des transports publics, tout en préservant la biodiversité.

L’initiative propose d’investir chaque année entre 0,5 et 1 % du PIB, soit 3,5 à 7 milliards de francs. Ce ne sont pas des dépenses inutiles : ce sont des investissements essentiels. Car l’inaction coûterait bien davantage, en vies humaines, en dégâts matériels, en coûts de santé, en infrastructures à reconstruire et en dettes transmises aux générations futures.

Surtout, le Fonds Climat inscrit la transition dans la justice sociale. Pour réussir, la transformation écologique doit être équitable : il faut soutenir en priorité les ménages modestes pour le logement, la mobilité et la consommation, afin que le changement ne se fasse pas sur le dos de celles et ceux qui ont le moins de marge. Une offensive de formation et de perfectionnement permettra en outre de répondre à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, de maintenir des emplois en Suisse et d’accompagner la reconversion écosociale de notre économie pour celles et ceux qui devront s’adapter sur le plan professionnel.

Nos aîné·es ont su relever des défis historiques en bâtissant l’AVS ou les CFF. Aujourd’hui, le défi de notre génération est climatique. Agir maintenant, c’est investir pour un avenir plus sûr, plus vivable et plus juste. Ne rien faire, c’est accepter l’inacceptable. C’est pourquoi nous, Parti socialiste, avons lancé l’initiative Fonds Climat avec les Vert-e-s et nous mobilisons pour qu’elle soit acceptée.

Fonds Climat : répondre à l’urgence, protéger les plus modestes, bâtir l’avenir

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