Après cinq années à la tête du Parti socialiste neuchâtelois, Romain Dubois annonce qu’il ne se représentera pas à sa propre succession. Il transmettra les rênes du parti le 9 mai prochain, à l’occasion du Congrès statutaire du PSN. Sous la présidence du Boudrysan, le parti a enregistré quelques-uns de ses plus grands succès, dont des élections cantonales historiques et la reconquête du siège socialiste au Conseil des États.
C’est la fin d’un cycle pour le Parti socialiste neuchâtelois. Après cinq années de présidence, Romain Dubois quittera ses fonctions à la tête du parti au printemps prochain. Le Boudrysan aura marqué le PSN par sa détermination et son sens politique aiguisé. Apprécié au-delà de ses rangs, il a su remettre les valeurs socialistes au cœur du débat et affirmer le PSN comme la première force de gauche du canton.
Monsieur Gauche unie
En ayant activement milité pour unifier la gauche lors des dernières élections cantonales 2025, Romain Dubois fut l’artisan du succès de la Gauche unie au Conseil d’État. Une alliance qui a convaincu puisqu’elle a abouti, dès le premier tour, à l’élection des socialistes Florence Nater et Frédéric Mairy, ainsi que de la verte Céline Vara. Une réussite qui s’est accompagnée d’une progression historique au Grand Conseil, la plus forte depuis 1953, avec six sièges supplémentaires remportés par le PSN.
Sous la houlette du Boudrysan, le PSN a également connu des élections fédérales 2023 mémorables avec la reconquête du siège socialiste au Conseil des États, par Baptiste Hurni, et l’accession de Martine Docourt au Conseil national. Sans oublier le renforcement de la présence socialiste dans les exécutifs et législatifs de la plupart des communes lors des élections communales 2024.
Les valeurs socialistes ancrées au corps
Ces succès, outre la qualité des candidat·es présenté·es, sont le fruit d’une volonté claire et bien ancrée à gauche portée par la présidence : redonner du pouvoir d’achat à la classe populaire et à la classe moyenne. Ces dernières années, les luttes socialistes historiques ont ainsi été au cœur de l’action du Parti. Que ce soit au travers de l’Initiative 10%, déposée avec un nombre record de signatures, ou des crédits obtenus pour les subsides, la formation, la culture et la lutte contre les violences domestiques. Le PSN s’est également engagé au côté des syndicats et des mouvements populaires contre les hausses de taxes et les attaques contre le salaire minimum et le congé maternité.
Autant de combats ayant jalonné la présidence de Romain Dubois et qui serviront de base solide au nouveau cycle à venir. Un chapitre qui s’ouvrira dès le 9 mai, date du Congrès statutaire du PSN lors duquel les nouvelles instances du parti seront désignées.